Janvier et septembre : les deux pics d'insomnie des Français

Ce que révèlent 5 ans de recherches Google sur le sommeil, mois par mois.

Par Claire Aubriant · publié le 7 septembre 2026 · données librement réutilisables avec lien (CC-BY)

Quand la France dort-elle le plus mal ? Pour le savoir, nous avons analysé cinq années de recherches Google (2021-2026) sur les requêtes liées aux troubles du sommeil : « insomnie », « bien dormir » et « somnifère ». Le verdict dessine deux sommets nets dans l'année, et nous sommes en plein dans le second.

Le classement des mois, du pire au meilleur

Voici l'intérêt de recherche moyen pour « insomnie » selon le mois de l'année (index Google Trends, moyenne 5 ans, France) :

Janvier
27.5
Février
24.4
Mars
23.5
Avril
23.9
Mai
21.2
Juin
19.3
Juillet
22
Août
23.1
Septembre
26.4
Octobre
24.2
Novembre
24.8
Décembre
25.4

Ce que disent les chiffres

Janvier est le mois où la France cherche le plus « insomnie » : index moyen de 27,5, soit 42 % de plus qu'en juin (19,3), le mois le plus paisible. Les fêtes passées, les nuits longues, le blues de janvier : le premier mois de l'année cumule les facteurs, et les moteurs de recherche l'enregistrent fidèlement, année après année.

Septembre arrive en deuxième position (26,4, soit +37 % par rapport à juin), devant février et décembre. La rentrée bouleverse les rythmes : réveils avancés d'un coup, horloge interne restée à l'heure des vacances, charge mentale qui repart. Nos lecteurs le vivent en ce moment même, et les données confirment que le phénomène est massif et récurrent.

Les mêmes courbes se retrouvent sur « bien dormir » (pic en janvier à 11,4, septembre à 10,6, creux en juin à 8,6) et « somnifère » (maximum en janvier à 8,4, minimum en juillet à 6,7). Trois requêtes, trois saisons identiques : l'hiver naissant et la rentrée sont les deux moments où le sommeil des Français se dérègle.

Autre enseignement : l'été n'est pas si paisible. Juillet et août remontent nettement au-dessus de juin, chaleur et nuits courtes obligent. Le vrai répit du sommeil français tient en un seul mois : juin.

Pourquoi la rentrée dérègle le sommeil

Le mécanisme de septembre porte un nom : le jetlag social. Après huit semaines de couchers tardifs et de réveils libres, l'horloge interne s'est décalée. La rentrée remet brutalement le réveil à 6 h 45, mais l'horloge, elle, met une à trois semaines à suivre. Résultat : des soirées où le sommeil ne vient pas et des matins d'arrachement, exactement ce que racontent les courbes de recherche. Notre guide pour recaler son sommeil en une semaine détaille le protocole.

Méthodologie

Données : index d'intérêt de recherche Google Trends (France, 5 dernières années, web), extraits en septembre 2026 pour les requêtes « insomnie », « bien dormir » et « somnifère ». Pour chaque requête, nous avons calculé la moyenne de l'index sur chaque mois calendaire (une vingtaine de relevés hebdomadaires par mois, cumulés sur les 5 années). L'index Trends mesure une popularité relative de recherche (100 = maximum de la période), pas un volume absolu. La requête « réveils nocturnes », au volume insuffisant pour une lecture fiable, a été écartée. Données réutilisables librement avec un lien vers cette page (CC-BY).

Pour mieux dormir dès ce soir